ACSM suggère régulièrement des modifications aux politiques existantes, en plus de promouvoir l’éducation du public et de créer des concepts originaux et innovateurs pour diffuser le message de la prévention primaire et de la santé environnementale. Pour les plus récentes nouvelles sur nos efforts et nos campagnes, visitez notre blogue. La couverture médiatique des événements et des activités d’ACSM se trouve sous le lien « ACSM dans les nouvelles », et d’autres articles de journaux sur le travail et la mission d’ACSM sont disponibles en cliquant sur l’onglet « Nouvelles ».
Did you know that one company, Myriad Genetics, owns the exclusive rights for two genes linked to breast and ovarian cancer?
On April 15th 2013, the Supreme Court of the United States (SCOTUS) heard arguments for a lawsuit from plaintiffs including scientists, doctors, genetic counsellors, cancer patients, and the American Civil Liberties Union, all of whom are defending the claim that a patent on the BRCA 1 and 2 genes tied to breast and ovarian cancers are unconstitutional and invalid.
BCAM agrees with them. We in Canada should know more about the laws regarding gene patents, and what the plaintiffs are fighting for, because the ruling will have a tremendous impact on cancer patients now, and in the future.
We spoke with Karuna Jaggar, the Executive Director of Breast Cancer Action in San Francisco, which is the only non-profit breast cancer organization involved in the lawsuit as a plaintiff. The Supreme Court will reach a decision near the end of June 2013; but there is still a lot the public can do to support the plaintiffs and keep informed about the issues surrounding this case.
Libertés civiles et Droits de l’homme22 avril 2013
L’arrestation récente et l’emprisonnement du Dr. Sandra Steingraber, biologiste de renommée internationale et activiste en environnement, pour un acte civil de désobéissance démontre un clair manque de respect aux droits de la personne.
Le 18 mars, Steingraber ainsi que onze étudiants de la région de Seneca Lake, New York, ont participé à une manifestation contre le litigieux processus d’extraction de gaz naturel appelé fracturation hydraulique. Le groupe, connu sous le nom de Seneca 12, dénonçait que le projet de transport et de stockage de la compagnie Intergy Corporation au Missouri menaçait l’approvisionnement en eau potable pour 100 000 personnes. Les manifestants ont été accusés d’entrée par effraction après avoir bloqué le passage à l’entrée du site de fracturation de la compagnie Intergy. Ils ont été jugés coupables.
Le Dr. Steingraber et plusieurs autres ont refusés de payer une amende et ont débuté une sentence d’emprisonnement de 15 jours le 17 avril. Cette punition est tout à fait disproportionnée par à rapport au crime présument commis.
Sandra Steingraber a l’intention d’exposer l’histoire de la compagnie Inergy et de leur violation du Clean Water Act en plus de leur refus de partager publiquement des données géologiques fondamentales à propos de la région et de ces mines de sels dans le but de la convertir en un lieu de stockage pour les gaz d’hydrocarbone sous pression. Farouchement opposée à la suppression de toute information scientifique et outrée par le blocage de ses tentatives légales de mettre en sécurité cette information, elle a choisi de désobéir au code civil en dernier recours.«Mon petit et non-violent acte de désobéissance», a déclaré Steingraber à la foule durant la manifestation, « a été effectué contre un geste encore plus grand et violent : l’entrée de produits toxiques dans nos réserves d’eau potable, d’air et dans notre propre corps. Il s’agit d’une forme d’entrée par effraction toxique.»
En tant que survivante du cancer, Steingraber voit un lien irréfutable entre la pollution environnement et la hausse de cette maladie dans le monde. Sa prise de position contre les intérêts d’une entreprise puissante ainsi qu’une apparente indifférence du gouvernement est courageuse et remarquable. Son arrestation, sa condamnation et son actuel emprisonnement devraient inciter tous les gens qui supportent les droits de la personne et l’accès à l’information à être scandalisé par la situation.
La menace environnementale mondiale causée par la fracture hydraulique va au-delà des frontières nationales. De ce fait, ACSM, une organisation canadienne, se range de façon morale aux côtés de Seneca 12 et du Dr. Sandra Steingraber qui est une vraie guerrière dans la bataille du bien être de notre planète ainsi que tous ces habitants.
Le principe de précaution d'opérationnalise comme suit: Agir maintenant, avant même qu'une preuve scientifique définitive puisse se dégager, afin de réduire et d'éliminer des pratiques soupçonnées de mettre en danger la santé humaine ou l'environnement; Rechercher des alternatives aux activités qui posent un danger pour la santé humaine ou l'environnement; Transférer le fardeau de preuve afin que les responsables — les fabricants et ceux qui profiteront de tels produits et activités — soient obligés d'en démontrer le caractère sécuritaire; Engager un processus démocratique, transparent et informé qui sache rejoindre et engager les communautés concernées dans les décisions prises au sujet de leur santé et leur environnement.
Vous pouvez utiliser le principe de précaution chez vous en modifiant vos habitudes pour utiliser désormais des produits nettoyants non-toxiques et des produits de soins personnels plus sécuritaires et en achetant les produits organiques. Vous pouvez aussi vous exprimer sur le besoin du recours au principe de précaution, dans des lettres adressées au Ministre de la Santé du Canada et/ou de l'Agence de santé publique du Canada. (Dans ces deux cas, une lettre — expédiée aux soins de la Chambre des Communes, Ottawa (Ontario) K1A 0A6 — ne nécessite aucun timbre.) Votre lettre devrait faire la recommandation de normes sécuritaires plus rigoureuses en regard des produits de soins corporels et des produits nettoyants, des cosmétiques, des tapis et des tissus d'ameublement; car ce sont là des produits qui contiennent des produits chimiques non testés et potentiellement dangereux. L'objectif visé consiste à changer l'orientation des pouvoirs publics de la stratégie actuelle, une approche de gestion des risques (par exemple : « Quel niveau de dommage est acceptable? »), vers une insistance sur « Comment pouvons-nous prévenir les dommages? ». Rappelons-nous bien que les dangers associés au fait de fumer ont été signalés longtemps avant qu'ait été dégagée la preuve scientifique le reliant au cancer du poumon et à l'aggravation de risques associés à plusieurs autres maladies. De manière similaire, ACSM désire alerter le public aux dangers de milliers de contaminants environnementaux qui menacent notre santé et la santé de nos proches. On peut lire davantage sur le principe de précaution sur le site www.TakingPrecaution.org.
BCAM's Deborah Ostrovsky interviews Leonor Caraballo, an artist living in New York City and part of the artistic partnership caraballo-farman, whose projects include the path breaking Object Breast Cancer.
Leonor’s breast cancer diagnosis compelled caraballo-farman to question popular visual conceptions of the disease. Using state-of-the-art imaging technology, the duo have created sculptures of breast tumours both shocking and profound in their detail. What started as an object of self-expression has also become an object for potential research, as the sculptures are forcing the medical community to rethink how cancer is visualized, and treated.
What happens when art intersects with science and medicine? Read more about caraballo-farman’s Object Breast Cancer, Leonor’s thoughts on the psychological effects of diagnosis, medical research, and the environment.
Photo above: Maquette for a Public Tumor. Photo credit: caraballo-farman.
Amy Elefson - Stagiaire chez ACSM durant l'été 2012, Amy Elefson poursuit des études supérieures en santé publique à l'Université de la Saskatchewan.
L’hydroxyanisole butylé, le méthylparaben, le polyéthylène glycol et le laureth sulfate de sodium ne sont que quelques-uns des ingrédients qui devaient être énumérés sur les produits cosmétiques vendus au Canada à compter de 2006. Cette exigence découlant du Règlement sur les cosmétiques, établi en vertu de la Loi sur les aliments et drogues, a été qualifiée de succès parce que les aliments étaient les seuls produits dont les consommateurs avaient le droit auparavant de connaître les ingrédients spécifiques.
Lorsque cette exigence est devenue obligatoire, les Canadiens ont été surpris d'apprendre que leurs produits cosmétiques contenaient des ingrédients nocifs. Bien que le gouvernement canadien ait modifié le Règlement sur les cosmétiques depuis, les nouvelles exigences continuent de laisser la population sans protection contre de nombreuses substances nocives parce que l'approche réglementaire est basée sur le risque. Cela signifie que l’utilisation d'un ingrédient n’est interdite ou restreinte que lorsqu'il y a suffisamment de preuves démontrant qu'il est nuisible. En outre, en raison de lacunes dans le Règlement sur les cosmétiques, la présence de certains ingrédients, tant intentionnelle que non intentionnelle (impuretés), n’a pas à être signalée sur les produits cosmétiques.
Vous avez peut-être déjà entendu dire que le gouvernement canadien devrait s’inspirer des règlements de l'Union européenne (UE). Mais savez-vous pourquoi ces règlements sont cités exemple? Tout d'abord, l'UE fonde sa réglementation en matière de cosmétiques sur le principe de précaution, ce qui signifie que si un ingrédient cosmétique a le potentiel de causer des dommages, l'UE a décidé qu'il était préférable de ne pas en permettre l’utilisation. La preuve de l'efficacité du principe de précaution est évidente si l’on en juge par les chiffres suivants : l'Union européenne interdit ou restreint l’utilisation de 1 715 ingrédients comparativement à seulement 573 au Canada.
Ancienne membre du conseil d'administration d'ACSM, Bev est aujourd'hui codirectrice consultante chez Clean Production Action (www.cleanproduction.org).
Nous sommes arrivés, largement à notre insu, à l'ère de la nanotechnologie. Nos cosmétiques et nos vêtements peuvent contenir des nanoparticules, sans que nous le sachions. En effet, il n'y a ni obligation d'indiquer sur les étiquettes la présence de nanoparticules dans les produits de consommation, ni réglementation, ni exigence de tests avant la mise en marché. Pourtant, ces nanoparticules rapportent des milliards de dollars aux grandes entreprises et se trouvent dans quantité de marques très connues.
Plus de 1 300 produits contenant des nanomatériaux se trouvent déjà sur le marché, et ce chiffre ne cesse de grandir. Entre autres, les vêtements antitaches et non froissants, des cosmétiques tels que poudres pour le visage, fonds de teint, ombres à paupières, écrans solaires, rouges à lèvres, dentifrices et produits pour le bain et le corps. Les nanoparticules entrent aussi dans la composition des peintures, vernis, vitres autonettoyantes, raquettes de tennis, balles de golf, bicyclettes, emballages de certains aliments, puces électroniques, panneaux solaires, et dispositifs de distribution de médicaments qui permettent d'administrer de petites doses et de mieux cibler les tumeurs. Les propriétés des nanoparticules sont fort prometteuses pour l'énergie renouvelable, l'informatique et la médecine. Mais les propriétés qui attirent les concepteurs de produits peuvent être dangereuses pour les humains et les écosystèmes. Il y a quatre raisons de s'inquiéter.
On peut consulter un Résumé des conclusions de recherche et l’étude intégrale, accompagnée de tableaux et de références, dans les sites suivants : le Réseau pancanadien sur la santé des femmes et le milieu (www.nnewh.org) et le Réseau canadien pour la santé des femmes (www.cwhn.ca).
Une nouvelle étude canadienne démontre que les femmes qui occupent certains emplois ont un risque accru de développer un cancer du sein. Les chercheurs James Brophy et Margaret Keith ont analysé, avec le soutien d’une équipe multidisciplinaire internationale et en association avec le Réseau pancanadien sur la santé des femmes et le milieu (RPSFM), l’exposition aux produits chimiques des travailleuses de l’industrie des plastiques automobiles dans la région de Windsor en Ontario. Leurs résultats constituent un apport précieux au corpus de données de plus en plus nombreuses sur l’existence d’un lien entre le cancer du sein et autres maladies et l’exposition, notamment aux toxines, au travail.
Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez les femmes du Canada. Le projet de recherche a été subventionné en grande partie par la Fondation canadienne du cancer du sein. « Depuis 25 ans, le taux de mortalité attribuable au cancer du sein a diminué de près de 40 %, mais le taux d’incidence n’a pas changé : une Canadienne sur neuf en souffrira au cours de sa vie », affirme Sandra Palmaro, chef de la direction de la Fondation pour la région de l’Ontario. « Cette étude nous fournit de nouvelles données sur les risques professionnels associés au cancer du sein; nous avons bon espoir qu’elles permettront d’approfondir les connaissances sur les moyens de prévenir celui-ci. »
The clapping echoed through the long cavernous hallway. No shouting, no hollering, just thunderous clapping. Another wave. Trying to find room 111b in the Philadelphia Convention Center I was reminded of Nicolas Cage in the movie National Treasure searching for the next clue. There it was again. Then the pink shirts, pink scarves, and caps. The line was long, the excitement contagious. Hundreds of women dressed in pink, walking, cheering. Oh, yes - it was the first day of the Susan G. Komen 3-day Walk for the Cure. Nationwide hundreds of thousands of women walking in support of someone they knew who had breast cancer. Raising money for the cause. Doing their part to help, or honor, a loved with a horrible disease – breast cancer.
Des vœux de mariage. Un serment de citoyenneté. Le verdict d’un jury. C’est dans un lieu public que sont habituellement prononcées les paroles ayant le pouvoir de transformer notre identité. Les diagnostics de cancer, eux, sont presque toujours annoncés au cours d’un entretien privé, sans témoin, derrière la porte close d’un cabinet de médecin, au téléphone ou, sans la moindre cérémonie, dans une chambre d’hôpital. De l’autre côté du rideau, une télévision beugle, votre compagne de chambre reçoit son repas, un préposé à l’entretien lave le plancher.
J’ai appris à l’âge de vingt ans, alitée dans un hôpital de ma ville natale, que je souffrais d’un cancer de la vessie. Avant de m’annoncer la mauvaise nouvelle, le médecin avait demandé à mes visiteurs – qui avaient manqué leur premier jour de cours à l’université pour être auprès de moi – de sortir.
Puis il a tiré le rideau.
Quelques minutes plus tard, il a invité mes amis, non sans gentillesse, à retourner à la chambre. Ce qu’ils ont fait. Mais, ils en sont ressortis peu de temps après, sur la pointe des pieds. C’était comme si la seule façon acceptable de se comporter en ma présence, maintenant que j’avais le cancer, était celle qui convient dans les bibliothèques.
Depuis la fenêtre du quatrième étage, je les ai vus traverser le stationnement et partir dans la voiture. Puis une équipe de construction est arrivée sur les lieux. Des femmes sont entrées dans une église, portant des fleurs. Des colverts pataugeaient dans l’étang d’un parc. Sur une piste d’athlétisme, des élèves du cours secondaire couraient des sprints courts. Mon école. Mon église. L’étang où, enfant, j’avais pêché un poisson. Quelle étrange sensation. Ce monde familier, avec ses marteaux-piqueurs, ses canards et son étude de la Bible, continuait à tourner comme prévu, comme si rien d’extraordinaire ne s’était produit. Comme si je ne venais pas tout juste d’être extirpée de ma propre vie. Enfin, c’est ce que je ressentais à l’époque.
Les rituels qui accompagnent le traitement du cancer sont si séparés de la vie publique que c’est peut-être pour cette raison qu’on en vient parfois à croire que les causes de la maladie sont enracinées en soi, dans un lieu intime et privé. On jette le blâme sur ses comportements ou sur les gènes qu’on porte, ceux dont on a hérité, comme on hérite de couverts de porcelaine de ses ancêtres.
Il y a du vrai dans cela, mais le cancer a également une dimension publique, il ne faut pas l’oublier. Nos gènes résident dans nos cellules et celles-ci dans des organismes vivants qui évoluent eux-mêmes dans un environnement public particulier. Avec ses cycles du carbone et ses rivières, ses systèmes de pollinisation et ses aquifères, ses industries et ses fermes, sa géologie et son courant-jet, le milieu dans lequel nous vivons réside aussi en nous.
Des données de plus en plus nombreuses montrent que l’exposition aux contaminants chimiques dans notre environnement commun joue un rôle beaucoup plus important qu’on le croyait dans l’apparition du cancer chez l’être humain. Certaines substances peuvent altérer nos gènes directement – ou réprimer leur expression. D’autres nuisent au réseau de signaux hormonaux servant de système de communication dans l’organisme. D’autres substances encore modifient les trajectoires développementales chez les jeunes enfants, les rendant plus vulnérables au cancer plus tard dans la vie. Toutes ces nouvelles connaissances scientifiques remettent en question les moyens que nous prenons pour réglementer les produits toxiques. En effet, la réglementation tient rarement compte de l’effet cumulatif des expositions multiples à des substances variées pendant toute une vie.
Malgré tout, l’histoire publique du cancer est porteuse d’espoir. Tout d’abord, elle nous indique en quoi consiste un véritable programme de prévention du cancer. On ne peut nier que les taux de cancer ont nettement augmenté chez les enfants américains et que cette maladie est aujourd’hui la principale cause de décès chez les adultes d’âge moyen. Mais il est vrai aussi que les taux de cancer du poumon sont en régression. Ce résultat heureux est le fruit des efforts collectifs investis dans la dénormalisation du tabac : nous avons banni celui-ci des espaces publics, augmenté les taxes sur les produits qui en contiennent, restreint la publicité et fait la promotion des programmes de désaccoutumance. L’augmentation des taux de cancer n’est pas l’inévitable rançon de la vie moderne. L’histoire publique du cancer nous enseigne que lorsque l’exposition à une substance cancérogène cesse, on sauve des vies. Il est possible de répéter l’expérience. Dans une déclaration présentée en 2008 au President’s Cancer Panel des États-Unis, et signée par un grand nombre de scientifiques, on peut lire : Le moyen le plus sûr de prévenir le cancer consiste d’abord et avant tout à cesser d’introduire des agents cancérogènes dans notre environnement intérieur et extérieur.
En deuxième lieu, il appert que la blague cynique voulant que « tout est une cause de cancer » colporte une fausseté. La plupart des substances chimiques soupçonnées d’être cancérogènes sont dérivées des deux mêmes sources responsables des changements climatiques : le charbon et le pétrole. La recherche de substituts pour remplacer ces derniers est déjà une priorité pour de nombreux gouvernements. Vu sous cet angle, un investissement dans l’énergie verte constitue aussi un investissement dans la prévention du cancer.
Bien entendu, repenser l’économie pétrochimique représente une tout autre tâche que celle d’encourager les gens à cesser de fumer. L’entreprise est si gigantesque qu’elle exige l’action concertée de tous à la mesure de nos passions et de nos talents. Par bonheur, elle permet à chacun d’entre nous de s’attaquer à un morceau du problème et d’y travailler aussi fort que possible. Les passionnés de cuisine appuieront les producteurs locaux des aliments biologiques. Les passionnés de mode s’opposeront aux produits chimiques toxiques utilisés dans les blanchisseries et l’industrie des cosmétiques. Les passionnés de sport, eux, exigeront des terrains de jeux et des parcours de golf sans pesticides. Et ainsi de suite.
Imaginez la chose de cette façon : nous sommes tous les musiciens d’un grand orchestre et nous nous apprêtons à jouer la symphonie Sauvons la planète. On ne vous demandera pas d’interpréter un solo, mais de savoir quel est votre instrument et d’en jouer le mieux possible.
Il y a trente ans, pendant notre entretien derrière le rideau gris, alors que mes amis attendaient dans le couloir, mon médecin m’a promis que peu importe ce que réserverait l’avenir, il allait prendre soin de moi. Il a tenu parole. Souvent, il me disait en riant : « Sandra, on devrait vieillir côte à côte vous et moi ».Avancer en âge, voilà en effet la mission à laquelle je me consacre tout entière en tant que survivante du cancer.
Durant cette même conversation, mon médecin m’a posé des questions précises sur mon exposition éventuelle à des substances chimiques toxiques. J’ai compris ce jour-là que pour une large part, le cancer de la vessie est une maladie environnementale. Depuis lors, comprendre l’histoire publique du cancer est devenu mon objectif comme biologiste. C’est le point de départ de mon livreLiving Downstream et du film documentaire qui lui insuffle aujourd’hui une nouvelle vie.
Sandra Steingraber est l’auteure de Living Downstream, dont la deuxième édition publiée récemment chez Da Capo Press coïncide avec le lancement d’un documentaire canadien adapté de l’ouvrage. Produit par The People’s Picture Company, le film sera présenté à Montréal à la Cinémathèque québécoise le mardi 30 octobre à 19 h, en version anglaise sous-titrée en français. Le DVD paraîtra à l’automne en version originale sous-titrée en français et en espagnol.www.livingdownstream.com
Vivre en avalest un long métrage documentaire éloquent sur la vie et le travail de Sandra Steingraber, biologiste américaine, auteure, survivante du cancer et tenante de la prévention du cancer. Le film fait aussi état des informations scientifiques de plus en plus nombreuses sur le rapport entre la santé humaine et celle de l’environnement.
Le documentaire est fondé sur le livre du même titre, écrit par Sandra Steingraber. Cette œuvre a recueilli de nombreux éloges dans la presse internationale et gagné l’adhésion des éducateurs, des professionnels de la santé et des militants dans le cadre d’une prise de conscience générale sur la santé environnementale. Outre Sandra Steingraber, le film donne la parole à d’éminents spécialistes du domaine de la toxicologie et de la recherche sur le cancer; réflexion scientifique et quête personnelle s’y entremêlent. La caméra suit l’auteure du livre au fil d’une année marquante dans sa propre vie, pendant laquelle elle sera appelée à donner des conférences sur la prévention du cancer et la recherche tout en ayant elle-même à composer avec les résultats ambigus d’un examen de dépistage qu’elle a récemment subi.
Le film a été projeté des centaines de fois d’un bout à l’autre du continent. Il a remporté de nombreux prix, dont le Special Jury Remi Award au Worldfest Houston, ainsi que la palme du meilleur documentaire au People’s Film Festival et au Salem Film Festival.
La projection montréalaise est rendue possible en partie grâce à une subvention du programme Tournées nationales et internationales du Conseil des arts de l’Ontario.